Réhabilitation de 550 logements en milieu occupé
Maîtrise d’ouvrage :
INOLYA
Maîtrise d’œuvre :
CODA Architectes mandataire
POUGET Consultants BE Fluides/Thermique
CET Economiste
GERA'NIUM Be Réemploi - Environnement
IGC Maitre d'oeuvre d'exécution
Certification, label… :
NF HABITAT BBC Rénovation 2021
Montant des travaux :
33 548 192 € HT
Calendrier :
Travaux en cours, livraison 2027
Le quartier du Bois a été imaginé relativement tardivement après-guerre, dans une seconde période de réflexion sur le développement de la ville, au début des années 1970. Confronté à l’échec de la forme urbaine du grand ensemble mais toujours avec l'ambition d'une production massive de logements, l’État s’engage à partir de 1969 dans une réorientation de la politique de construction tournée vers le renouveau et la qualité du cadre de vie des Français, au travers du "Plan Construction". Ce dernier a favorisé le développement d'une vision "combinatoire" du logement, à travers la production de mailles et systèmes géométriques produits en série, à coûts maitrisés. Le procédé "Maisons et Jardins" est proposé dans ce cadre par les architectes Michel Kalt, Daniel Pouradier-Duteil et Pierre Vignal, et par le bureau d’étude OTH (Omnim Technique de l’Habitat). Ils s’associent avec Bernard Schoeller et Franc Charras, tous deux récents lauréats du concours de piscines économiques, et dont les fameux prototypes Tournesol et Caneton viennent d’être mis en service.
Le Quartier du Bois bâti entre 1975 et 1978 expérimente ainsi un mode d’habiter qui demeure collectif à très grande échelle et monofonctionnel, mais avec des logements qu’on qualifie de « logement intermédiaire », parce qu’ils disposent tous d’un espace extérieur privé conséquent, et, pour beaucoup, jouissent aussi d’accès indépendants. Chaque logement est comme une maison, sans promiscuité avec la « maison » voisine, sans vis-à-vis direct, avec une terrasse de 23m² équipée de grandes jardinières, et jouissant de vues dégagées sur les espaces arborés du site, dans plusieurs orientations. L'ensemble du quartier est ainsi organisé autour de larges espaces verts et est primé « Modèle innovation HLM 1974 » par le ministère de l’équipement et du Logement.
Le quartier se perçoit de l’intérieur, depuis le sol, et la perception des bâtiments depuis ces points de vue n’est pas celle de pyramide avec de nombreuses « terrasse jardin » : les bâtiments se ressentent en de nombreux points de vue comme des monolithes, voire même parfois comme des "forteresses".
Cette sensation est accentuée par l’unité de traitement des façades existantes. Aussi, nous intervenons sur la perception de l’ensemble du site à l’échelle du piéton, en différenciant les habillages de façades des niveaux bas. L’objectif est double : animer l’espace de la rue et du parc, mais aussi créer des repères pour faciliter l’orientation au sein du quartier. Chaque bâtiment acquiert ainsi sa propre colorimétrie, dans des matérialités commune à l'ensemble du site (l’enduit et la terre-cuite).
La géométrie hexagonale des bâtiments est marquée finement sur les couronnements : les bordures d’acrotères et les gardes corps linéaires continues sont soulignés par un coloris plus soutenu, qui vient contraster avec les corps de bâtiments.
